Et si on parlait du gaspillage non-alimentaire ?

Lorsqu’on parle de gaspillage, nous pensons en premier lieu au gaspillage alimentaire. Sachez toutefois qu’il y a également une autre forme de gaspillage comme le gaspillage non alimentaire. Parlons de ce sujet qui reste encore moins connu de tous.

Gaspillage non alimentaire, l’essentiel en quelques mots

Par gaspillage non alimentaire, on fait référence à la destruction des produits non alimentaires qui sont encore utilisables par les entreprises productrices. En France, les chiffres sont frappants : chaque année, l’équivalent de plus de 60 milliards d’euros de produits neufs non alimentaires finit dans les décharges.

Divers produits sont concernés par ce gaspillage. Parmi ceux-ci figurent les produits en fin de série, les produits présentant de légers défauts ou avec un conditionnement désuet. Il peut s’agir de produits électroménagers, de produits d’hygiène et de beauté, des produits culturels, des fournitures scolaires, des jouets, etc.

Une grande question se pose : pourquoi les entreprises choisissent-elles l’option destruction au lieu d’opter pour le stockage ou encore le recyclage ? La réponse est étroitement liée aux cycles de vie marketing. Aujourd’hui, face à la rude concurrence et surtout pour satisfaire des clients lesquels sont à la recherche permanente des nouveautés, les entreprises n’ont qu’une seule préoccupation : toujours proposer des produits tendances et à la mode ! Cela favorise le gaspillage : les produits qui sont considérés comme démodés ou qui manquent d’attraits (côté conditionnement surtout) n’ont plus leur place et sont éliminés.

Par ailleurs, pour la plupart des entreprises, la destruction reste la solution la plus simple lorsque les stocks invendus ne sont pas écoulés dans le déstockage ou les ventes privées. Cela leur évite en effet certaines contraintes juridiques, organisationnelles et logistiques.

 gaspillage

Réduire le gaspillage non alimentaire, pourquoi est-ce une nécessité ?

Si l’on tient compte du fait que la France compte entre 4,9 et 8,5 millions de pauvres (chiffres relevés en 2015), il est vraiment dommage de détruire des produits encore utilisables et nécessaires au quotidien ! D’autant plus qu’on ne parle pas de quelques produits, mais des milliers de produits !

En outre, détruire des produits invendus n’est pas sans conséquence sur notre planète. Savez-vous que la destruction d’un produit peut engendrer jusqu’à vingt fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que lors de la réutilisation ? Eh oui, vous avez compris, réduire le gaspillage alimentaire c’est également réduire l’empreinte environnementale.

Comment réduire le gaspillage non alimentaire ?

Outre le recyclage ainsi que le stockage, le don reste la solution idéale pour réduire le gaspillage non alimentaire. Au lieu de détruire leurs stocks d’invendus, les entreprises peuvent (et doivent) les donner aux plus démunis. Plusieurs associations proposent aujourd’hui de collecter les stocks résiduels non alimentaires des entreprises afin de les redistribuer aux populations les plus défavorisées. Et le plus intéressant, c’est que plusieurs solutions sont mises en œuvre afin d’éviter que les dons ne soient pas déroutés. L’initiative a fait beaucoup d’heureux partout !

Du côté des entreprises, faire des dons évite avant tout les frais liés à la destruction des produits. En plus d’aider les populations les plus défavorisées, elles peuvent également bénéficier de certaines déductions fiscales. Enfin, les entreprises optant pour le don peuvent grandement améliorer leurs images auprès du grand public. Bien entendu, cela peut avoir des impacts positifs sur leurs ventes et leurs activités.